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Commune de Moncassin
Situation géographique :
La commune est partagée en deux zones géographiques naturelles : les basses terres et les hauts plateaux. 

A/ Les basses terres (entre 180 et 250 mètres d?altitude) situées à l?ouest de la commune sont traversées du nord au sud par la route nationale n° 2 - tracée fin XVIIIe siècle -, la Petite-Baïse et la "poutge" qui longe la rivière. Dans cette vallée il y a deux constructions notoires :
    1° Le château de Lapalu bâti vers le XIIe siècle par les Béon, seigneurs d?Astarac 
    2° L?hôpital qui date à peu près de la même époque.

B/ Les hauts plateaux (entre 250 et 280 mètres d?altitude) occupent l?est du territoire communal. C?est une succession de vallons à l?origine couverts de chênes rouvres, fortement déboisés actuellement. Une ancienne voie romaine parcours les crêtes du nord au sud. Sur ces hauteurs se situe le village et le Castéra. 
Une seule voie transversale - est / ouest - descend vers la plaine en passant au village. Il n?y a aucune voie directe qui conduit directement au chef-lieu de canton, Mirande. Deux barrières naturelles - la Petite et la Grande Baïse - font obstacle aux relations de tous ordres avec cette ville. La commune s?est transformée avec le remembrement, se dotant en particulier d?une voirie neuve qui a facilité l?accès à toutes les exploitations. L?agriculture est à l?avant-garde, avec ses champs de céréales (maïs surtout) et de tabac, ainsi que des élevages de volailles.
Historique de Moncassin :
Jusqu?à l?aube du 2ème millénaire, un bourg gallo-romain a été construit sur l?emplacement du village actuel. Par le passé, cette place, siège de la plus étendue des quatre châtellenies de l?Astarac, eut sans doute de l?importance, comme certains lieudits semblent l?indiquer : l?hôpital, le Marcadieu, Aux Carmes, etc. 
En 1174 fut passé à Moncassin l?acte de vente de Lamaguère au bénéfice de l?archevêque d?Auch, Gérard de Labarthe. 
En 1244, l?étendard du comte de Toulouse, qui avait reçu l?hommage de Centulle et de sa mère, fut hissé sur les portes et les tours de Moncassin et des autres châtellenies du comté d?Astarac. 
Des Moncassin furent enrôlés sous le sire d?Albret et le maréchal de Biron. 
Sainte-Madeleine patronne de l?église du lieu, dont les premiers curés furent des Bernardins qui desservaient aussi un hôpital dédié à la Sainte-Vierge. 
Un coteau domine la Petite-Baïse avec son tumulus porteur de trois croix, d?où l?on découvre un panorama splendide. C?est le Castéra qui, avec son château fort, appartenait au Moyen Âge aux comtes d?Astarac.  La motte féodale du Castéra avec sa tour de guet, sa triple palissade, sa basse-cour assez importante servait de refuge aux habitants des lieux. (La famille seigneuriale était protégée dans son château de Lapalu.) La tour du Castéra, primitivement en bois a été remplacée par une tour en brique et pierre aux environs du XIIe siècle. Elle a complètement disparu sous Napoléon 1er. L?église, sur son emplacement actuel a été érigée vers le XVe siècle. Elle a été maintes fois reconstruite, réparée, refaite au cours des siècles suivants. Le village médiéval s?est étendu entre l?église et le Castéra d?une part, et le long du chemin qui descendait dans la plaine sur le côté sud du coteau d?autre part. 
Un important marché se tenait au Mercadieu.
Moncassin conserve l?ancien château féodal des seigneurs de Béon, expropriés à la Révolution. Acquise par le docteur François Bousquet, qui fut député de la Convention et vota la condamnation à mort de Louis XVI, la demeure abrita en juin 1944 un groupe du Corps-Franc Pommiès qui repoussa un assaut allemand. 

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